Immigration: Aubert (LR) dénonce une «fuite en avant» de Macron

©LUDOVIC MARIN / POOL/EPA/MAXPPP - epa07832736 French President Emmanuel Macron (C) meets dignitaries and employees in reintegration in Bonneuil-sur-Marne, southest of Paris, France, 10 September 2019. EPA-EFE/LUDOVIC MARIN / POOL MAXPPP OUT

Le député Julien Aubert, candidat à la présidence du parti Les Républicains, a dénoncé mercredi une «fuite en avant» d’Emmanuel Macron sur l’immigration, qui selon lui aboutira à «fracturer sa majorité» et «ressusciter la gauche».

«Emmanuel Macron a été élu par un socle de gauche en 2017», et aux européennes de 2019 «il a été sauvé par un socle de droite», a affirmé Julien Aubert sur RFI. Avec ses prises de positions fermes sur l’immigration, «il continue sa fuite en avant en disant:  »je vais occuper tout le champ de la droite, ce qui me permettra éventuellement d’être le candidat de la droite en 2022 »», a ajouté l’élu du Vaucluse.

Mais ainsi le chef de l’Etat, qui a durci le ton sur l’immigration lundi, «va fracturer sa majorité parce que les gens élus en 2017 sont pour beaucoup d’anciens socialistes» et il «va ressusciter la gauche» qui est déjà «en train de se reconstituer autour de l’écologie», a-t-il ajouté.

«Ce n’est pas l’immigration qui inquiète Emmanuel Macron, c’est le retour» de la droite

Selon lui, «ce n’est pas l’immigration qui inquiète Emmanuel Macron, c’est le retour d’une droite qui pourrait s’assumer et donc il essaie d’occuper le champ alors que Les Républicains sont en train de faire une campagne électorale» pour la tête de leur parti.

A 15 jours d’un débat, appelé à devenir annuel, sur l’immigration au Parlement, le chef de l’Etat a fixé lundi soir le cap à la majorité et au gouvernement: «Nous n’avons pas le droit de ne pas regarder ce sujet en face». «En parler c’est bien, c’est preuve d’une forme de réalisme, mais je doute que ce soit suivi d’effets», a estimé Julien Aubert.

Eric Ciotti, député (LR) des Alpes-Maritimes, s’est également dit «très sceptique» sur la «réelle volonté» d’Emmanuel Macron d’agir sur le sujet, en dénonçant dans une interview au Figaro de mercredi «un débat parlementaire où rien ne se décidera puisqu’il n’y aura pas de vote». «Nos capacités d’assimilation sont saturées», a-t-il ajouté.

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